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Merci l'UFCV

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Par &douard

A mon approfondissement BAFA, j'ai été coopté. Je ne savais pas à quel point ce mot changerait les années suivantes et me changerait, moi. En gros, mes formateurs m'ont proposé de devenir formateur BAFA, à l'UFCV (je vous en suis tellement reconnaissant <3). Bon, évidemment au début, je me sentais pas légitime, mais l'idée me plaisait, alors je me suis dit pourquoi pas, plus tard.

Quelques mois ont passé, où j'ai enchaîné classes découvertes et colos, la rentrée est arrivée. Je me suis inscrit à une formation initiale formateurs, un week-end pour avoir quelques bases sur la formation, quelques techniques de pédagogie ludique. C'était chouette, j'ai découvert Bouvines, la maison mère de l'UFCV, ignorant qu'elle serait la maison mère de plusieurs des meilleurs souvenirs de ma vie.

Mon premier stage a commencé un 26 décembre. ll a duré six jours, entre Noël et le Nouvel An. Je n'aurais pu recevoir de meilleur cadeau. Cette semaine-là, j'ai eu la chance de me retrouver dans une équipe extraordinaire <3, avec 40 stagiaires extraordinaires. Ca a été une plongée dans ce qui fait de l'animation un univers si extraordinaire. Des chants, des jeux, des danses, des personnages. Des souvenirs à la pelle. Une temps de formation en mode tribunal, un grand jeu d'improvisation à l'ambiance folle, un stagiaire jouant des morceaux de guitare qu'il a composé dans un silence de plomb, une bataille de coussins dans la nuit, un rp d'indiens de plus d'une heure, et... LA veillée.

La plus belle veillée de ma vie. Le rêve d'un soir. Le principe est simple, chaque participant écrit trois rêves sur un bout de papier, et les animateurs doivent en réaliser un pendant la veillée. Tout est possible : faire le tour du monde, aller à Las Vegas, rencontrer son acteur préféré... Les rêves peuvent aussi être absurdes, délirants. Et ce soir-là, les stagiaires ont montré que la magie existait. Des dizaines d'heures de préparation acharnées, avec des décors de fou, des déguisements, un jeu de lumière, des choix de musique, qui m'ont plongé dans l'ambiance comme un petit garçon. Et puis tout le monde était si investi, tellement dedans, qu'on a tous oublié où on était, pourquoi, c'était juste trop bien, trop beau. Des étoiles dans les yeux en voyant tant de sourires et de rires, tant de belles idées. Une soirée que je n'oublierai jamais, suivie par de longues discussions en plus petit comité, jusqu'à tard dans la nuit. Peu de sommeil, tellement de souvenirs.

La deuxième formation a été à Arras, quelques mois plus tard, dans les vieux bâtiments de la maison diocésaine. Un stage de base cette fois, avec des stagiaires plus jeunes, mais une ambiance toujours au rendez-vous. J'ai pris de l'assurance avec la première formation, et ai pu proposer des temps de formation plus approfondis aux stagiaires. Je suis resté avec eux presque tous les soirs, longtemps après la fin des temps de formation, à jouer, à danser, à parler. À transmettre la folie de l'animation. Je me souviens encore des danses communes du dernier jour, dans le self, puis à l'arrivée des parents. Si tout n'a pas été parfait, j'ai vu des jeunes transfigurés. Une mère m'a dit qu'elle n'avait jamais vu sa fille comme ça. Elle la décrivait comme solitaire, avec peu d'amis, complètement l'inverse de ce qu'elle avait montré pendant la semaine. C'était des mots qui m'ont marqué. J'ai envie de croire que ce n'est pas un cas isolé, qu'en mettant des jeunes dans un contexte favorable, joyeux et bienveillant, sans compétition et notation, il peut se passer des choses formidables. J'espère que chacun des stagiaires que j'ai formé garde de ses formations bafa de beaux souvenirs, la conviction que c'est possible de faire groupe, d'apprendre et d'être heureux ensemble.

La suivante à Saint-Omer, à quelques centaines de mètres de chez moi. En externat, ce qui limite forcément la cohésion de groupe, la possibilité de faire des veillées etc. Mais je me souviens d'un grand jeu sur le thème du rap qui avait terminé en concert puis danse collective de folie, de collègues vraiment chouettes avec qui les échanges avaient amené de vrais questionnements.

Malheureusement, il n'y en a plus eu dans les vacances suivantes, formation d'éducateur spécialisé oblige. J'ai attendu la fin de l'été pour avoir cette possibilité. J'ai été positionné sur un approfondissement surveillant de baignade, pour former des animateurs à encadrer des baignades (si c'était pas clair lol), alors que je n'avais moi-même pas ce diplôme. Mes collègues maîtrisaient bien plus, mais du coup j'ai plus appris que transmis sur ce volet de la formation. Il y a aussi eu de très beaux moments, un Sim City (jeu de rôle où on incarne les personnages d'une ville) très réussi, une soirée à regarder un orage dans la nuit en mode feu d'artifice (il était incroyable je vous jure), un temps d'échange passionnant en retour stage pratique avec une stagiaire sur l'accompagnement d'enfant à besoin particulier. Et puis je retrouvais mon directeur du tout premier stage, un personne extrêmement drôle, en plus d'être très compétente dans sa manière d'accompagner et transmettre.

J'ai attendu la fin des études pour me lancer dans un petit marathon de formation. Il a commencé avec une formation de base à Roncq en mai, d'où je garde un t-shirt tâché après un grand jeu fini en bataille de peinture. Une semaine très chouette avec des stagiaires top malgré leurs jeunesse, qui m'a montré que parfois, le bafa à 16 ans, c'était pas si mauvais. Je me souviens avoir présenté un temps sur le cyberharcèlement qui avait permis de chouettes échanges, avoir construit une plante en groupe pour un accueil du matin auquel nous avions inventé un culte et avoir proposé 90% de nos temps théoriques dehors. Il faisait tellement beau. J'ai aussi eu de très riches échanges avec une collègue formatrice le soir.

1 mois plus tard, approfondissement grand jeu à Arras. Une des plus belles semaines de ma vie, 6 jours de pure folie. Des supers stagiaires, un super lieu, et surtout deux collègues que je porte haut dans mon coeur. Ensemble, on a formé l'équipe parfaite, tant on est complémentaire. On a partagé des valeurs fortes, sur l'inclusion, la sensibilisation aux privilèges, l'accompagnement des enfants en situation de handicap... On a tous les trois grandi, en construisant des temps de formation super intéressants autant pour nos stagiaires que pour nous. Car c'est ça aussi qui est magique avec les formations BAFA, c'est qu'on apprend toujours plus, à tous les niveaux. On sort toujours de sa zone de confort, on se réinvente, on investigue. On cherche à transmettre mieux et on recherche. Et puis, pour la folie, on a mis les curseurs à fond. Les stagiaires aussi. Le projet anti-pédagogique, la veillée entretien avec des directeurs fous, l'enquête de Paul Isse... Que de beaux moments, encore une fois.

1 mois encore (une certaine régularité, vous remarquerez lol), et puis un nouveau stage, à Bouvines. Il s'agissait d'un double approfondissement : cirque et grand jeu. J'étais responsable du côté grand jeu, et ai beaucoup travaillé avec un petit groupe de stagiaires, ce qui a permis de faire plein de temps de formation très chouettes. J'avais un collègue qui a créé son asso de cirque, ça a été hyper intéressant de découvrir son univers et ses savoirs. Le spectacle de fin a été une belle réussite, mais je garde surtout un souvenir marqué de la veillée de mi-stage : petits meurtres et faits divers. Le principe est que différents suspects témoignent à la barre, seul l'un d'eux ne prononce pas 3 mots imposés, il s'agit de retrouver lequel. Ce soir-là, les stagiaires ont réalisé des tenues de personnage extraordinaires : une Blanche Neige pédante au possible, une incarnation du reggae hilarante et un rap déclamé en direct.

J'ai passé mon BAFD dans le même temps, et obtenu l'équivalence avec mon diplôme. Alors j'ai commencé à envisager de devenir directeur de session. Parce que je voulais sortir de ma zone de confort, découvrir d'autres missions, et, on va pas se mentir, pour me permettre de choisir mes équipes. Et donc en août, première session dans ce nouveau rôle, accompagné par la dream team d'Arras. Notre équipe était bien fatiguée après un été éprouvant. Mais ça a été une superbe semaine, avec de belles veillées, des délires hilarants, des conversations hors du temps. Un spectacle de fin bouleversant, monté de A à Z par les stagiaires sur le thème de l'adolescence, où ils ont montré combien 30 personnes peuvent réaliser de belles choses avec du carton, des idées et du talent. Des échanges d'analyse de pratique (on appelle ça retour stage pratique dans le milieu^^) hyper riches, qui ont permis d'évoquer de très nombreux sujets.

J'en garde surtout le souvenir d'avoir poussé la réflexion entre formateurs sur notre pratique, notre posture, nos pistes d'amélioration, très très loin. Nous avons veillé tard le dernier soir pour échanger à 3, en complète franchise et bienveillance. C'était extraordinaire de pouvoir à ce point si dire les choses de manière si douce et constructive. J'ai beaucoup appris sur moi. Je pense que cette semaine a fait basculer ces 2 personnes pour de bon dans la liste de mes amis.

L'aventure continue à la Toussaint 2025 avec une formation expression et spectacle. Cette nouvelle équipe est formée notamment de deux personnes que j'ai autrefois eu en stagiaires, et coopté. Le symbole est beau, et la semaine a été fantastique. Une équipe ultra complémentaire, très soudée, à l'écoute et compétence. Notre bureau est devenu le siège d' échanges passionnants, mais aussi d'un humour à la qualité variable et de délires hilarants. Coeur sur vous 3 <3

Et pour couronner tout ça, nous avons eu un groupe de 38 stagiaires vraiment exceptionnel. Je le résumerais en un mot : soudé. Ils se sont tirés vers le haut pour proposer 3 projets collectifs tous ensemble (en 6 jours) : un spectacle improvisé avec 1h de prépa, une grande animation et un spectacle pour 120 personnes le dernier jour. Mais bien au-delà de ça, quelle semaine de folie ! Quelles évolutions, quels échanges, que de beaux moments ! Que de rires, de sourires et de larmes à la fin ! J'ai pleuré pour les au-revoirs, et puis en lisant tous leurs mots le lendemain. Ca fait du bien. Je suis trop fier, trop heureux, le genre de semaines qui rappelle comme l'animation est fantastique ! ("Y" à vous, si vous passez par là^^)

Je ne sais quand viendra la prochaine, mais la motivation est toujours aussi grande. Car oui, les formations c'est une des choses que je préfère faire au monde. Je crois que je ne pourrai jamais m'en lasser. Car j'y apprends, j'y grandis, j'y donne et j'y reçois, j'y partage et j'y découvre. Ces semaines font partie des plus belles de ma vie. Elles me font grandir, me rappellent combien j'aime l'animation et les êtres humains. Alors, ma reconnaissance est immense. Pour tout ceux qui m'ont fait confiance, qui m'ont écouté et qui m'ont fait grandir. Toutes ces personnes avec qui je partage un grand point commun.

L'UFCV.

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