side_navigation keyboard_arrow_up

Chapitre 4 — L'ombre du passé

visibility 6
article 3,1k
Par MrOriendo , Gae

Une heure plus tard, Oriendo et le mercenaire avaient raccompagné Loria chez elle. Le corps de Griver fut enveloppé dans un drap propre et allongé sur une table, autour de laquelle sa mère alluma plusieurs bougies. Elle demanda à rester seule pour veiller son fils et les deux hommes prirent discrètement congé. En sortant, Roch entrevit la silhouette de Béa la serveuse qui leur jetait un regard meurtrier depuis une fenêtre de l'étage. La jeune femme avait toutes les raisons d'en vouloir au monde entier pour la mort de son petit frère, néanmoins le poids de ces yeux accusateurs fit frémir le mercenaire.

Elraza n’était toujours pas reparue.

La magicienne avait repoussé l'incendie jusqu'à la dernière seconde pour permettre à Oriendo de faire sortir ses clients. Lorsque le toit du bâtiment s'était effondré, elle se trouvait toujours à l'intérieur. Un peu plus tôt dans la cour, Roch s'était montré optimiste quant à ses chances de survie : Til'Duin était une enchanteresse, elle connaissait des sortilèges pour se protéger. D'une manière ou d'une autre, elle avait forcément survécu au brasier.

Il n'en était plus si sûr, désormais.

À côté de lui, Oriendo marchait en silence, ruminant de sombres pensées. À la lueur de sa torche, Roch détailla son compagnon d’infortune. Le propriétaire des Trois Couronnes semblait avoir vieilli de dix ans. Un voile de tristesse recouvrait son visage et des rides profondes marquaient le coin de ses yeux, soulignés par des cernes épais. Le pauvre homme avait tout perdu dans cet incendie : son auberge, son anonymat de mage et l’une de ses plus proches amies. Malgré tout, une flamme de détermination féroce brûlait au fond de son regard. Cirin’Del était une force de la nature. Cette épreuve n’était pas la première à se dresser sur son chemin.

« Qu’allez-vous faire à présent, vieillard ? Votre tête sera mise à prix, vous ne pouvez pas rester à Vitarive. »

Oriendo esquissa un sourire amer. Hélas, le mercenaire avait raison. Pour sauver les villageois de l’incendie, il avait transgressé le Grand Interdit devant une foule de témoins. La rumeur de ses pouvoirs ne tarderait pas à se propager dans toute la région. Or, faire usage de Shâat sur les terres de l’Esperial était puni de mort.

« Quand une page de notre vie se tourne, il convient d’en écrire une autre, répondit-il d’une voix laconique. J’ignore encore où le destin conduira mes pas. Mais si j’ai pu me reconstruire ici, j’y parviendrai sans doute une nouvelle fois. »

Le mercenaire acquiesça en silence. Ils étaient de retour dans la cour dévastée de l’auberge, dont rien ne subsistait sinon un tas de gravats et des poutres fumantes. Le temps des adieux approchait et Roch n’avait jamais été doué dans cet exercice. Il se gratta la barbe d’un air embarrassé. Il ne pouvait abandonner Cirin’Del sans soulager sa conscience.

« Vous savez, avoua-t-il à contrecœur, je n'étais pas un simple client dans votre bicoque. Quelqu'un m'a embauché pour vous éliminer.

– Un assassin ? releva Oriendo avec un soupir fatigué. Vous comptez profiter de ma faiblesse pour accomplir votre besogne ?

– Non, plus maintenant. J'ignorais que vous étiez un mage, et un bon. Vous avez pris d'énormes risques pour sauver ces gens. Je respecte ces choses-là.

– Mercenaire, mais avec un sens de l'honneur ! Vous êtes une denrée rare, de nos jours.

– Disons plutôt qu'il y a déjà eu assez de drames pour ce soir. En ce qui me concerne, si vous quittez la région, ce sera comme si vous aviez péri dans les flammes. »

L’aubergiste lui adressa un signe de tête reconnaissant.

« J’imagine que vous préférez taire le nom de votre employeur ?

– Croyez-moi, ça vaut mieux pour tout le monde. Mais je ferai le nécessaire pour qu’il ne s’intéresse plus à vous. Vous avez ma parole. »

Oriendo attrapa la main que lui tendait le spadassin et la serra avec vigueur.   

« Merci de votre franchise, Roch.

– Ne me remerciez pas. Vous savez, même si ça me fait mal de l’admettre, votre amie m’a sauvé la vie tout à l’heure. Quand elle a statufié tout le monde dans l’établissement, un soldat était sur le point de m’embrocher. Alors, si elle a survécu... »

Il marqua une pause, jetant un regard perçant vers l’obscurité.

« Dites-lui que nous sommes quittes, d’accord ?

– Je n’y manquerai pas. Cirin’Del en Salaadem, Roch.

– Que Nim’Rean le Blanc bénisse la fin de votre vie, vieillard. »

Il recoiffa son galurin, ajusta sa large cape par-dessus sa broigne et s’en fut d’un pas lourd. Ne restait que l’aubergiste, seul et trempé, dans la cour de son établissement délabré.

« J’aurais pu le dénoncer à la milice, dit Oriendo en regardant le spadassin disparaître au coin de la rue.

– Peut-être, mais il nous sera plus utile en vie. »

Le tenancier se retourna. Dans son dos, Elraza fit un pas en avant, sortant d’un manteau de ténèbres qui l’avait rendue invisible.  

« Et maintenant, Rani ? Que fait-on ?

– On le suit discrètement. Cet homme percevait mon aura shâatique et il a résisté à la trame de mon Rêve. Ce n’est pas un hasard.

– Tu penses qu’il possède un talisman ?

– Il vient de nous avouer qu'il était venu pour te tuer. Je crois que son commanditaire lui a fourni une protection contre tes pouvoirs.

– D'accord, acquiesça Oriendo en grimaçant. Suivons-le. Je me demande qui aurait intérêt à me tuer. »

L'enchanteresse ne répondit pas immédiatement, mais dans son esprit parut le souvenir de cavaliers en armure montés sur des chevaux pâles. Sous son heaume, l'un d'eux avait de longs cheveux couleur de sang.  

« Nous le saurons bien assez tôt, hélas. »

Ils se mirent en route d’un pas vif sur les traces du mercenaire. Elraza murmura un mot de pouvoir et son manteau de ténèbres les enveloppa tous les deux, dissimulant leur présence. En dépit de l’heure tardive, le bourg de Vitarive vibrait d’excitation. Les maisons et les rues s’illuminaient de lueurs tremblantes projetées par des bougies et des torchères. Derrière les portes, les habitants en chemise de nuit commentaient avec animation les évènements de la soirée. Partout, il n’était question que de l’aubergiste qui avait vaincu les soldats de l’Esperial en invoquant un ange de lumière. Personne en revanche ne mentionnait l’enchanteresse aux yeux vairons : Elraza avait tissé un sortilège d’oubli dans son Rêve pendant qu’elle combattait les flammes. De toute évidence, celui-ci avait fonctionné à merveille.

« Griver m'a raconté la mort d'Anthéa, dit-elle à son compagnon. Je suis désolée pour ton épouse. Je sais à quel point tu étais amoureux d'elle.

– Ce n’est pas ta faute, répondit Oriendo d’un ton cassant. Elle a attrapé une mauvaise fièvre qui circulait dans le pays depuis plusieurs semaines. Un de nos clients était malade quelques jours auparavant.

– Peut-être, mais j’aurais pu la soigner si j’étais là.

– La putrescane provoque des lésions que même la Shâat ne peut réparer. Anthéa refusait de vivre en étant prisonnière des délires de son esprit. Elle m’a supplié de la laisser partir. »

Elraza acquiesça tristement. Oriendo s’était montré enthousiaste et heureux de la revoir aux Trois Couronnes. À présent, un voile sombre avait chassé la bonne humeur de son visage et il s’était voûté en avant, comme sous le poids d’une émotion trop lourde. Elle connaissait cette posture : Oriendo l'avait toujours eue dans les moments difficiles. Il redevenait cet homme froid et austère qu’elle avait quitté après le décès de leur fils. Avec Anthéa, le destin lui avait offert une chance de reconstruire sa vie. La mort de sa nouvelle épouse avait dû le dévaster. Pour ne pas le blesser davantage, elle décida de changer de conversation.

« Il faudra rester prudents et l’observer à distance, dit-elle en désignant Roch. Si mes soupçons se confirment, ceux qu’il s’apprête à rencontrer sont des mages très puissants.

– Des renégats au service de l’Esperial ?

– Je le crains. »

Elle marqua une pause, puis reprit en réfléchissant à voix basse :

« La situation sur le continent a beaucoup évolué depuis mon départ. Je ne connais pas tous les détails de cette guerre civile, mais si Orson Ravinel revendique la couronne de Ghern, l’affrontement de ces renégats avec les enchanteurs qui protègent le trône pourrait faire des dégâts.

– Le vieil Orson est mort, l’informa Oriendo. C’est son fils Cassim qui est devenu Esperial de Vearn. Mais tu as raison sur un point. Il veut la couronne du Sangréal, et il ne reculera devant rien pour l’obtenir. »

Ils poursuivirent en silence, accompagnés par les discussions des villageois autour d’eux. Roch avançait à grandes enjambées, une main crispée sur le pommeau de son épée. Il jetait des coups d’œil inquiets par-dessus son épaule.

« J’aimerais que tu m’en dises plus sur ces renégats, dit Oriendo à voix basse. C’est à cause d’eux que tu es venue aux Trois Couronnes, n’est-ce pas ?

– Oui. Ils s’en prennent aux enchanteurs du Clan depuis plusieurs mois. Nous avons perdu Mæve En’Doriel l’an dernier. Elle a mystérieusement disparu en Vearn. Son mari, Silas Cornefer, a été exécuté par des soldats en essayant de la retrouver.

– J’ai toujours dit à Silas qu’il s’attirerait des ennuis. Pour lui, le Grand Interdit n’était qu’une plaisanterie. »

Une patrouille déboucha sans prévenir au coin d’une rue. Roch sursauta avant de les saluer d’un hochement de tête. Les gardes ne cherchèrent pas à l’interrompre, signe qu’il était connu ici. Elraza, en revanche, dut se plaquer contre le mur d’une boutique pour ne pas se faire bousculer par la piétaille, ce qui aurait dévoilé sa présence. Elle se morigéna en silence.

Lorsqu’ils se remirent en marche, Oriendo reprit d’une voix si faible qu’elle l’entendait à peine.

« Il est drôlement prudent, ce mercenaire. C’est la deuxième fois que nous passons devant l’échoppe du tanneur. Il nous fait tourner en rond.

– Il a deviné qu’on le suit ?

– On dirait bien. Ça ressemble à une manœuvre pour épuiser notre Shâat et nous forcer à réapparaître. »

L'enchanteresse se renfrogna. Décidément, ce spadassin disposait d’affinités avec la magie qui ne lui plaisaient guère. L'idée qu'un tel individu erre dans la nature sans que le Clan en ait connaissance la mettait mal à l'aise.

Ils franchirent la palissade. Roch décrocha une torche de son support et glissa une pièce au garde qu’Elraza avait soudoyé à son arrivée. Les deux mages se glissèrent dans son sillage juste avant que la porte ne se referme avec un raclement lourd. Désormais certains d’échapper à la vigilance des soldats, ils mirent fin à leur camouflage et s’écartèrent du chemin, préférant progresser sur les bas-côtés où la végétation et l’obscurité achèveraient de les rendre invisibles.

« Il prend la direction de l’ancienne Syndoma, commenta Oriendo. Cette route contourne le pied d’une colline où se trouve l’édifice religieux, avant de rejoindre le hameau de Tord-la-Falaise à environ deux lieues d’ici.

– Toi qui connais la région, as-tu une idée précise de sa destination ?

– Pas vraiment, non. La maison sainte est habitée par un vénéré de Ran, le père Gatien. Je doute que le vieil homme puisse se compromettre avec des renégats. C’est un ermite qui prie toute la journée et dispense des cours aux enfants du village. Il y a également une forge près de Tord-la-Falaise, tenue par maître Hobb. Mais c'est un ami de longue date, donc aucun risque de ce côté. À mon avis, la rencontre aura lieu à l'écart de la route, peut-être dans la forêt. »

Ils se turent un long moment, progressant à la lueur de la lune. Roch prenait de l’avance. Sa silhouette se découpait distinctement, éclairée par son flambeau. Il se dirigeait vers le nord, marchant d’un pas vif pour s’éloigner de la bourgade. Oriendo réfléchissait. Il reprit le fil de leur conversation à voix basse.

« Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est la raison pour laquelle ces cavaliers voudraient m’assassiner. »

Elraza ne répondit pas immédiatement. Sa main chercha machinalement le médaillon qui pendait à son cou. Autour d’eux, les plaines s’étiraient dans le noir, silencieuses. Le vent avait faibli.

« Je l’ignore, murmura-t-elle. C’est surprenant qu’ils s’en prennent à toi alors que tu as quitté le Clan. Est-ce que tu as des raisons de figurer parmi les ennemis de l’Esperial ?

– Non, aucune. Je ne souhaite pas m’impliquer dans cette guerre, Rani. Cassim est un tyran, et je pense que son accession au trône de Ghern serait une catastrophe pour la Sangrénie. Mais je n’ai jamais pris parti ouvertement contre lui. »

Elraza se tut, méditant sur sa réponse.

Devant eux, Roch marqua soudain une halte. Il leva brièvement les yeux vers le flanc de la colline qui se dressait à leur droite, puis reprit sa marche sans un mot. Elraza suivit son regard. Dans l’obscurité du sous-bois, elle crut discerner une lueur – si faible et si brève qu’elle se demanda si elle ne l’avait pas imaginée. Une fraction de seconde plus tard, elle avait disparu.

Elle reprit sa filature.

Sans quitter le mercenaire des yeux, elle poursuivit son raisonnement sur le mobile des cavaliers. Elle entrevoyait une autre réponse. Galar Im’Radiel, le maître du Clan des Sildaros, lui avait partagé ses inquiétudes à ce sujet, mais elle hésitait à se confier à Oriendo. Lors de son départ, Galar et lui s’étaient brouillés. Elle ignorait le motif de leur dispute, mais c’était suffisamment grave pour que son ancien amant soit banni du Clan. En lui révélant cette information, elle craignait de trahir la confiance de Galar.

« Il existe une autre possibilité, souffla-t-elle malgré tout. Officiellement, ces renégats sont au service de l’Esperial de Vearn. Mais Galar pense que c’est une couverture. Selon lui, ils obéiraient à un maître plus puissant qui profite de la guerre civile pour avancer ses pions. »

Oriendo soupira, comprenant où elle voulait en venir.

« Encore ces histoires de Seigneurs Ombres ? releva-t-il avec cynisme. Le vieil Im’Radiel a toujours été paranoïaque. Il craint leur retour comme la peste, mais aucun n’est apparu depuis des siècles. Si tu veux mon avis, Galar devient sénile. Il est temps qu’un autre Sildaros prenne la direction du Clan. »

À ces mots, l'enchanteresse lui jeta un regard plein d'espoir.

« Ne me dévisage pas comme ça, Rani. Je suis vieux et fatigué. Je n’ai pas l’intention de remplacer Galar. Ce manteau pèse sur tes épaules, désormais. »

Elle hocha la tête et baissa les yeux, caressant la gemme incrustée dans son médaillon. Au contact de ses doigts, la pierre se mit à luire.

« Les choses ont changé depuis que tu as quitté le Clan, murmura-t-elle enfin. Galar n'est plus le même. L'histoire des enfants Eren l'a profondément meurtri. Ce que le jeune Domadan a fait... »

Elle s'interrompit. Même après toutes ces années, les mots résistaient.

« Ses chants et ses poèmes se sont teintés de noirceur, ces derniers temps, reprit-elle après un silence. Je m'inquiète beaucoup pour lui.

– C’est du passé, Rani. Le vieux Grisécaille est rongé par la culpabilité, mais tu dois tourner la page. Tu es destinée à diriger le Clan depuis ta naissance. Il est temps d’accepter ton héritage. »

Elraza se tut, incapable de répondre. Son regard se perdit dans l’obscurité, fixant la silhouette d’un grand pin sans vraiment le voir. Une bourrasque fit trembler les branches du conifère et elle s’enveloppa dans sa pèlerine avec un frisson.

« Si tu refuses d’être notre chef, aide-moi à vaincre ces cavaliers. Ils dégagent une aura maléfique considérable. Je ne peux pas les affronter seule. »

Oriendo poussa un soupir résigné.

« J’ai quitté les Sildaros parce que j’en avais assez d’être un chasseur de mages noirs. Ma vie de guerrier est terminée, Rani. Je n’ai rien à gagner dans cette histoire.

– Tu as toujours été le meilleur d’entre nous, dit-elle. Ces renégats connaissent ta réputation. Ils ne cesseront jamais de te poursuivre. Pour eux, tu représentes une menace. »

L’aubergiste resta silencieux un long moment. Le chemin qu'ils empruntaient obliquait à main gauche, en direction du couchant. Juste à côté, ils distinguaient les contours d'un promontoire rocheux et d'une bâtisse à son sommet. La route passait au pied de la colline avant de s'éloigner en serpentant dans les plaines. Roch continuait de la suivre, progressant d'un pas plus lent depuis qu'il avait quitté la ville. Les deux mages lui laissaient volontairement une avance confortable.

« C’est d’accord, répondit-il enfin. Mais à deux conditions. D’abord, tu dois me promettre qu’après cette mission, je n’entendrai plus jamais parler du Clan. Quand tu succéderas à Galar, tu lèveras mon bannissement. Et si le vieux Grisécaille refuse de passer la main, tu plaideras ma cause auprès du conseil. J’en ai plus qu’assez d’être un paria, de vivre en guettant sans cesse par-dessus mon épaule. »

Elraza approuva, soulagée d’obtenir l’aide qu’elle était venue chercher.

« Et la deuxième ?

– Je veux que tu me fasses confiance. Je vois bien que ces cavaliers t’effraient, Rani. S’ils ont vaincu Mæve et Silas, ils sont beaucoup plus puissants que tu ne le laisses entendre. Ce ne sont pas des renégats ordinaires. Je refuse de les combattre tant que tu me caches une partie de la vérité. »

L’enchanteresse observa son compagnon à la dérobée avant de répondre. Jusqu’où pouvait-elle se fier à lui ? Elle ne reconnaissait plus son ancien partenaire dans cet homme taciturne et ombrageux. Des années de séparation et de silence avaient creusé un gouffre dans leur relation qu’elle aurait toutes les peines du monde à combler. Et pourtant, Oriendo restait son plus vieil ami et le père de son enfant. En sollicitant son aide, elle l’avait impliqué dans cette histoire. Si elle n’était pas venue à Vitarive, les cavaliers n’auraient jamais brûlé son auberge et tenté de l’assassiner. Elle lui devait des explications.

« Très bien, céda-t-elle. Tu as raison. Ces renégats ne sont pas de simples mages noirs. Ce sont des disciples de Domadan. Le Seigneur Ombre a survécu, et ses fidèles cherchent à le libérer. »

Commentaires

forum Fond et forme exigeant
Seuls les membres peuvent accéder aux commentaires.