Après votre découverte, vous vous êtes immédiatement rendu au domicile de Sieyès pour lui révéler l’identité de l’homme que vous avez poursuivi : Constantin-François Chassebœuf de La Giraudais, comte Volney. Entre personnes de confiance, vous avez fait passer le mot et tous les révolutionnaires proches de vous sont au courant de son nom et possèdent une description physique.
Mais encore une fois, vous avez l’impression que ce fameux comte Volney a disparu de la circulation car vous ne l’avez pas revu depuis ce jour-là chez Curtius. Les semaines se sont succédé sans que des événements primordiaux aient lieu. Cependant, la colère des membres du tiers état s’intensifie car les décisions ne sont pas prises assez vite. En effet, malgré les premières actions de la révolution, la vie en campagne et en ville est de plus en plus dure.
La capitale n’a plus d’argent et malgré des emprunts de la dernière chance, la menace d’une famine plane sur la tête des parisiens. En cette fin de mois d’octobre, vous allez au marché pour ravitailler votre maison, en espérant trouver au moins une dernière fois du pain de qualité. Vous avez l’habitude d’aller aux halles pour acheter le pain d’un talentueux boulanger et souhaitez profiter de son savoir-faire autant que possible.
Dans les halles, vous jouez des coudes en vous dirigeant vers l’étal de votre boulanger préféré. Par chance, il n’y a pas d’autres clients que vous. Vous avez donc tout le loisir d’observer les produits qu’il a à vendre. La pénurie de farine se fait sentir : au lieu de la trentaine de pains que le boulanger propose d’habitude, vous n’en voyez plus que quatre, un de chaque type de farine.
Ainsi devant vous de gauche à droite, vous avez un pain blanc à la farine de blé, un pain jaune à la farine de maïs, un pain brun à la farine d’épeautre, et un pain noir à la farine de sarrasin. Mais avant que vous réfléchissiez à votre choix, le boulanger vous interpelle :
— Malheureusement, il n’y a qu’un seul pain parmi les quatre qui a été produit par moi. La farine des trois autres provient de champs voisins au mien. Si vous voulez acheter mon dernier pain, voici le choix que vous devez faire : un pain de qualité est forcément un pain coloré. Celui que j’ai fabriqué de mes mains possède deux voisins. Bien que les surnoms des céréales qui ont donné les deux pains restants ont le mot “blé” dedans, ma céréale provient de France.
Vous réfléchissez pendant quelques secondes avant de faire votre choix, puis vous pointez du doigt le pain qui vous semble être le bon.
Énigme :
Quel pain avez-vous choisi ?